Molly Bloom

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D’après Ulysse de James Joyce

Traduction de Jean-Marc Dalpé

Mise en scène de Brigitte Haentjens

Costume de Julie Charland

Vidéo de  Sylvio Arriola

Éclairage de Étienne Boucher


Une production du Sibyllines présentée à l’Espace GO, Montréal

2014 • scénographie

« une image fragmentée dans une oeuvre cubiste vue dans une multitude de perspectives contradictoires. » Suzette A. Henke, James Joyce and the politics of desire,


Molly Bloom est ce personnage féminin unique imaginé par James Joyce dans le dernier chapitre de son immense roman Ulysse. Assis dans le lit de sa petite chambre de Dublin, elle s’abandonne au flot de ses pensées qui la feront tour à tour déesse, mère, épouse, jeune fille, chanteuse, maîtresse et madone. Molly incarnera à elle seule toute la complexité du désir féminin à travers un texte fleuve d’une densité inouïe, sans silence, ni ponctuation. L’espace de Molly devra donc répondre à une abondance d’images contenues dans le texte. Et pourtant les changements devront être imperceptibles afin que le public ne perde jamais l’actrice du regard et le flot de parole qu’elle libère. Ainsi, dans un mouvement continu, il sera sa chambre, l’Irlande, Gibraltar, la mer et le lit; un écrin au corps d'une femme qui se déploie dans la spirale fragmentée de l'esprit d'un homme inspiré. On croira le percevoir et il sera déjà ailleurs, constamment présent mais insaisissable, multiple et unique. On s'y perdra sans s'y égarer, Molly telle Pénélope nous guidant sur le fil ténu mais solide des mots de Joyce.


Parallèlement, le procédé de fabrication de « Molly la femme-lit », rocher aux formes féminines déposé au centre de la chambre, fait une référence indirecte à la façon si singulière qu’avait Joyce réassembler les fines lamelles prélevées des épisodes de sa vie afin de créer une nouvelle forme qui révolutionnera l’écriture romanesque.