L’opéra de Quat’sous

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De Bertold Brecht

Traduction de Jean-Marc Dalpé

Mise en scène de Brigitte Haentjens

Costumes de Yso

Éclairage de Guy SImard

Direction musicale de Bernard Falaise

Accessoires de Julie Measroch


Une production de Sibyllines présentée à l’Usine C, Montréal et au Centre National des Arts, Ottawa

2012 • scénographie

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En 1939, la visite du roi George VI et de la reine Élisabeth a constitué un événement réellement historique : la première fois qu'un monarque régnant visitait le Canada. C’est sous l’égide de cet événement qu’il a été décidé de déplacer l’action de l’Opéra de Quat’sous, délaissant ainsi les bas fonds de Londres au profit de la faune montréalaise. Le texte de Brecht est une courte-pointe : un assemblage de parties indépendantes et hétéroclites, variant du réalisme figuratif à l’abstraction poétique. C’est aussi un opéra qui commande la présence des musiciens sur scène et près de 20 interprètes.


Le premier geste a consisté à développer un paysage en pentes où les figures de groupes allaient pouvoir se déployer rapidement tout en étant vues et exposées à l’oeil du public. Une géographie d’entrelacements, à l’image d’un échangeur d’autoroute fut donc créée afin de permettre que le mouvement des acteurs évoquent parfois ceux de la vermine dont on ne sait trop par quel interstice elle s’est infiltrée. Pas un espace du dessous ou du dessus du plancher n’a été négligé, le moindre recoin a été utilisé à des fins de jeu. Certains y ont vu le paysage montréalais : le Mont-Royal au loin, le Plateau dessous, la côte Sherbrooke en biais, et le Fleuve en contrebas. Le tout habillé, comme l’écriture le suggère, par des matériaux simples mais dépareillés.